Logiciel Calcul Structure Bois Gratuit : Solutions pour vos Projets (Update 2026)
👤 Expert 4GC – Abderrahim El Kouriani
Calcul structure bois gratuit : Section 1: Introduction & 2026 Strategic Landscape
Le calcul structure bois gratuit n’est plus une simple curiosité académique. C’est une arme tactique. En 2026, le secteur du BTP est au bord de la rupture, étranglé par une crise de décarbonation qui n’est plus une vague menace mais une contrainte économique immédiate. Les matériaux traditionnels, le béton et l’acier, voient leur coût carbone exploser, pénalisés par des réglementations de plus en plus punitives et une opinion publique qui ne pardonne plus. Le comparatif des matériaux de construction : acier vs béton vs bois n’est plus un débat, c’est un verdict. Le béton, malgré des efforts sur le dosage béton 350 kg avec mélange sable et gravier, reste un poids lourd carboné. L’échec des vieilles méthodes n’est pas technique, il est stratégique. Face à cette réalité, le bois n’est plus une alternative « écologique » pour projets de niche ; il devient le matériau par défaut pour une part croissante des marchés, des maisons individuelles aux immeubles de moyenne hauteur. Dans cette course, la maîtrise des outils de dimensionnement devient un avantage concurrentiel décisif. La capacité à évaluer rapidement la faisabilité d’une variante bois, à optimiser les sections et à justifier une conception sans engager les frais prohibitifs d’une licence logicielle complète est un atout stratégique majeur. Pour un bureau d’études ou un Ingénieur en Structure, posséder cette agilité, c’est pouvoir répondre aux appels d’offres avec une rapidité et une pertinence que les concurrents plus lents et plus dépendants des solutions payantes ne peuvent égaler. C’est pourquoi ce sujet n’est pas un simple guide logiciel, c’est un manifeste pour la survie et la performance dans le génie civil de demain.
Calcul structure bois gratuit : Section 2: Deep Technical Dive & Engineering Principles
Le bois n’est pas de l’acier vert. C’est un matériau orthotrope complexe dont le comportement défie les simplifications excessives. Oubliez les hypothèses isotropes du béton. Ici, la physique est reine. La Résistance Des Matériaux (RDM) reste le socle, mais son application exige une rigueur absolue. Les Cours de Génie Civil Incontournables : RDM, Béton, Sols (vidéo) (Guide 2026) fournissent la base, mais le bois y ajoute ses propres règles.
La distribution des charges (charges permanentes G, charges d’exploitation Q, neige S, vent W) est la première étape, issue d’une feuille de calcul de descente de charges Modèle Prêt à Télécharger. Ces charges génèrent des sollicitations internes : moment fléchissant (M) et effort tranchant (V). La vérification fondamentale en flexion reste la contrainte normale :
`σ_m,d ≤ f_m,d`
Où `σ_m,d = M_d / W` avec `M_d`le moment de calcul (en kNm) et `W` le module de flexion de la section (en cm³). La contrainte `σ_m,d` (en MPa) doit rester inférieure à la résistance en flexion de calcul `f_m,d`. Cette dernière dépend de la classe de résistance du bois (C24, GL28h…) et des coefficients de sécurité et de modification (`k_mod`)
Pour le cisaillement, la formule simpliste `τ = 1.5 * V/A` est une hérésie pour le bois. La formule de Jourawski, `τ_d = (V_d * S) / (I * b)`, est plus proche de la réalité physique, où `S` est le moment statique et `I` le moment d’inertie. La contrainte de cisaillement `τ_d` (en MPa) est ensuite comparée à la résistance au cisaillement de calcul `f_v,d`. Mais le véritable danger, ignoré par beaucoup de logiciel de calcul de structure gratuit, est le cisaillement de roulement dans les éléments comme le CLT, un mode de rupture fragile.
La courbe contrainte-déformation du bois est radicalement différente de celle de l’acier. En traction parallèle au fil, le comportement est quasi-linéaire jusqu’à une rupture brutale. Pas de plasticité, pas de seconde chance. En compression parallèle au fil, on observe un écrasement progressif après le pic de résistance, offrant une pseudo-ductilité. Perpendiculairement au fil, la résistance est dramatiquement plus faible (environ 1/10 de la résistance en compression parallèle) et la déformation est significative. Un logiciel calcul structure bois gratuit qui ne distingue pas ces directions de sollicitation est un danger public. La vérification des déformations (flèches) est tout aussi critique, intégrant le fluage via le coefficient `k_def` défini par l’Eurocode 5, qui dépend de la classe de service (humidité) et de la durée des charges. Une flèche instantanée `w_inst` devient une flèche finale `w_fin = w_inst * (1 + k_def)`. Omettre `k_def`, c’est garantir des planchers qui s’affaissent et des cloisons qui fissurent.

The « Expert’s Secret »: La Friction Chantier que le Logiciel Ignore
Voici une vérité de terrain que vous ne trouverez dans aucun manuel ou logiciel de calcul de charpente bois gratuit. Les calculs sont faits avec un taux d’humidité nominal, typiquement 12% pour du bois séché en usine. Les poutres sont livrées sur site, conformes. Mais le chantier prend du retard. Les éléments sont stockés dehors, sous une bâche mal ajustée, pendant trois semaines de pluie. L’humidité du bois de surface peut grimper à 20-25%. Que se passe-t-il ? Le module d’élasticité (E) chute. La résistance en compression perpendiculaire s’effondre. Au moment du levage avec une grue Potain (Grues à tour), une poutre calculée pour supporter son propre poids avec un coefficient de sécurité de 1.5 peut fléchir dangereusement, voire se rompre, car ses propriétés réelles ne correspondent plus aux hypothèses de calcul. Le vrai travail de l’ingénieur n’est pas seulement de faire tourner un logiciel, mais d’anticiper cette friction entre la perfection du modèle numérique et le chaos du chantier. Un bon Suivi Chantier : Méthodologie Complète pour l’Ingénieur (OPC) (Guide 2026) inclut des contrôles d’humidité à la réception et avant pose, et si nécessaire, un recalcul rapide pour valider ou refuser un lot. C’est cette intelligence de situation qui prévient les sinistres.
Calcul structure bois gratuit : Section 3: Innovations & Software Benchmarking
Le marché des outils de calcul est une jungle où le marketing agresse la réalité technique. Comparons les approches, non pas des engins de Caterpillar (Engins de chantier et terrassement) ou Liebherr (Grues et engins de terrassement), mais des logiciels qui sont nos véritables outils de production intellectuelle.
Les suites professionnelles comme Tekla / Trimble (Modélisation de structures acier/béton) Structures ou les modules bois de CYPE (Logiciels de calcul de structures) promettent une intégration BIM totale. Sur le papier, c’est parfait : le modèle architectural issu de Revit Architecture : la solution BIM incontournable pour les architectes modernes est importé, la structure est calculée, et les plans de fabrication sont générés automatiquement. La productivité semble décuplée. La réalité du terrain est plus abrasive. L’interopérabilité via les fichiers IFC est souvent un cauchemar. Les géométries sont corrompues, les propriétés des matériaux sont perdues, et l’ingénieur passe plus de temps à nettoyer le modèle importé qu’à en créer un nouveau. Cette prétendue « intégration IoT » du bâtiment se transforme en une augmentation des coûts de licence et de formation pour des gains de productivité qui peinent à se matérialiser sur des projets de taille moyenne. L’ingénieur devient un technicien de logiciel, un opérateur de clics dont la valeur ajoutée intellectuelle est diluée dans la gestion des bugs d’interopérabilité. Le ROI est loin d’être garanti.
À l’opposé, nous avons les outils gratuits ou les feuilles de calcul développées en interne, comme celles que l’on peut trouver pour le calcul du ferraillage des poteaux, semelles isolées, semelles excentrées et poutres : Méthodologie complète. Leur force ? La transparence et la maîtrise. Chaque formule est visible, chaque hypothèse est contrôlée. Pour un élément simple comme calculer une poutre en bois sur 2 appuis, une feuille Excel bien construite est plus rapide et plus fiable qu’un mastodonte BIM. Leur faiblesse est évidente : absence de modélisation 3D, gestion fastidieuse des assemblages complexes, et risque d’erreur humaine non contrôlée. Ils sont excellents pour le prédimensionnement et la vérification ponctuelle, mais inadaptés pour un projet complet. La tendance 2026 est une approche hybride : utiliser des outils gratuits et agiles pour les phases amont et les vérifications rapides, et basculer sur une suite professionnelle uniquement lorsque la complexité du projet (géométrie 3D, assemblages multiples, besoin de plans de fabrication) le justifie économiquement. L’intelligence de l’ingénieur est de savoir quand utiliser le scalpel et quand sortir la tronçonneuse.
Calcul structure bois gratuit : Section 4: The « 4Génie Civil » Master Comparison Table
| Paramètres Techniques | Unité | Performance Standard (c. 2020) | Performance 2026 (Exigence) | Impact ROI | Carbon Footprint (Impact indirect) |
|---|---|---|---|---|---|
| Conformité Eurocode 5 | % couverture | Partielle (Flexion, Cisaillement simple) | Complète (Flambement, Déversement, Fluage, Assemblages) | Élevé (Réduction du risque de non-conformité) | Positif (Sécurité accrue) |
| Modélisation Anisotropie | Niveau | Ignorée / Simplifiée | Prise en compte (// et ⊥ au fil) | Critique (Fiabilité du calcul) | Positif (Évite le surdimensionnement) |
| Calcul des Assemblages | Complexité | Simple (1 boulon) | Multi-attaches, 3D (Théorie de Johansen) | Très élevé (Phase critique du design) | Positif (Optimisation matière) |
| Gestion du Fluage (k_def) | Précision | Manuelle / Oubliée | Automatisée selon classe de service/charge | Élevé (Prévient les sinistres de déformation) | Neutre |
| Interopérabilité BIM (IFC) | Fiabilité | Faible (Géométrie seule) | Élevée (IFC4.3, avec propriétés) | Variable (Dépend de la qualité des modèles) | Positif (Réduction des erreurs/déchets) |
| Optimisation des sections | Capacité | Manuelle (itérative) | Automatisée (algorithmique) | Très élevé (Gain matière > 15%) | Très positif (Moins de bois coupé) |
| Génération Note de Calcul | Niveau | Basique (résultats bruts) | Détaillée, Justifiée, Conforme AFNOR | Élevé (Gain de temps administratif) | Neutre |
Calcul structure bois gratuit : Section 5: Norms, Eurocodes & Safety
Le calcul de structure bois est gouverné par une seule bible : l’Eurocode 5 (NF EN 1995). Oubliez les autres pour ce matériau. L’EC5 est divisé en trois parties principales : 1-1 pour les règles générales et les règles pour les bâtiments, 1-2 pour le calcul au feu, et la partie 2 pour les ponts. Se fier à un logiciel de calcul de structure gratuit en ligne qui ne cite pas explicitement sa conformité à l’EC5 est un acte de foi que seul un amateur peut se permettre. La philosophie de la norme repose sur la méthode des états limites, avec des coefficients partiels de sécurité. `γ_M` pour les matériaux (variable selon la propriété et le type de bois) et `γ_F` pour les actions. Une des spécificités cruciales de l’EC5 est l’introduction du facteur `k_mod`, qui ajuste la résistance du matériau en fonction de la classe de service (1, 2 ou 3, définissant l’humidité ambiante) et de la classe de durée de charge (permanente, longue, moyenne, courte, instantanée). Un calcul qui ignore `k_mod` est fondamentalement faux et dangereux, car il surestime la résistance du bois dans des conditions humides ou pour des charges de longue durée.
Risk Mitigation Strategy: The Phased Control Protocol
La prévention de la ruine d’une structure bois ne se joue pas sur un ordinateur, mais sur le terrain. Voici une stratégie de mitigation en 4 phases, directement applicable par le chef de chantier et l’ingénieur de suivi.
1. Validation Conception/Exécution: Avant toute commande, confronter les plans d’exécution du charpentier avec la note de calcul de l’ingénieur structure. Vérifier la cohérence des sections, des classes de résistance (ex: C24 vs C30), et surtout, des détails d’assemblages. Un Procès-verbal Type de Compte Rendu de Réunion : Modèle Word Gratuit (Guide 2026) doit acter cette validation.
2. Contrôle à Réception sur Site: C’est le point de friction majeur. Utiliser une Fiche de Contrôle Coffrage : Un Modèle Prêt à Télécharger adaptée au bois. Contrôler systématiquement avec un humidimètre une sélection d’éléments. Refuser tout lot dépassant les tolérances. Inspecter visuellement les défauts critiques (nœuds non adhérents de grande taille, fentes traversantes, déformation excessive). Documenter chaque non-conformité dans le Rapport Journalier de Chantier : Pourquoi et Comment le Rédiger ? (Guide 2026).
3. Surveillance de l’Assemblage: Le contreventement provisoire n’est pas une option. Il doit être défini sur un plan et respecté. La ruine d’une charpente survient souvent pendant le montage, par instabilité d’éléments non encore solidarisés. Vérifier le type et le positionnement des connecteurs (boulons, tirefonds, pointes) et s’assurer que les couples de serrage sont respectés pour les assemblages boulonnés.
4. Validation Avant Décoffrage/Désétaiement: Une fois la structure assemblée et contreventée définitivement, effectuer une dernière inspection visuelle complète. Vérifier l’aplomb, les niveaux, et l’intégrité des assemblages critiques avant d’autoriser le retrait des supports temporaires. Cette étape doit faire l’objet d’un PV DE CONSTAT D’ACHEVEMENT DES TRAVAUX : Modèle Prêt à Télécharger.
Calcul structure bois gratuit : Section 6: Site Manager’s Operational Checklist
- [ ] Réception des Matériaux:
- [ ] Vérifier le marquage CE et la classe de résistance (C24, GL28h, etc.) par rapport au bon de livraison et aux plans.
- [ ] Contrôler l’humidité sur 10% des pièces avec un humidimètre à pointes (valeur cible 12-18% selon classe de service).
- [ ] Inspection visuelle : absence de fentes traversantes, de déformations hors tolérance (flèche, voile, tuile).
- [ ] Vérifier les dimensions (section, longueur) par rapport aux plans de taille.
- [ ] Rédiger une Fiche de Contrôle BétonnaFiche de Contrôle Réception Bois : Modèle Prêt à Télécharger (adaptée pour la réception bois) et consigner les résultats.
- [ ] Stockage sur Chantier:
- [ ] Entreposage sur cales, jamais en contact direct avec le sol.
- [ ] Protection contre les intempéries (pluie, soleil direct) avec une bâche ventilée.
- [ ] Empilage stable et organisé pour éviter la déformation et faciliter l’accès.
- [ ] Préparation à l’Assemblage:
- [ ] Vérifier la correspondance des repères sur les pièces avec les plans de montage.
- [ ] S’assurer de la disponibilité et de la conformité de la boulonnerie, des connecteurs et des fixations.
- [ ] Valider le plan de levage et le plan de contreventement provisoire avec le grutier et le chef d’équipe.
- [ ] Phase de Montage:
- [ ] Mettre en place le contreventement provisoire AVANT de solliciter les éléments.
- [ ] Respecter l’ordre de montage défini dans le phasage.
- [ ] Contrôler le couple de serrage des assemblages boulonnés avec une clé dynamométrique.
- [ ] Vérifier l’aplomb et le niveau des éléments porteurs principaux au fur et à mesure.
- [ ] Contrôles Finaux:
- [ ] Inspection de tous les assemblages définitifs (nombre et position des fixations).
- [ ] Vérification de la mise en place de tous les éléments de contreventement permanents.
- [ ] Autorisation écrite pour le retrait des étais et contreventements provisoires, consignée dans un Procès-verbal d’implantation : Modèle Prêt à Télécharger.
- Bold Professional Verdict: Le fluage est le talon d’Achille des structures bois mal conçues, et la plupart des outils gratuits le traitent de manière dangereusement simpliste.
- Le bois, en tant que matériau viscoélastique, se déforme sous charge constante au fil du temps.
- Ce phénomène, critique pour les planchers et les toitures plates, est modélisé dans l’Eurocode 5 par le coefficient de déformation `k_def`.
- Ce coefficient n’est pas une constante ; il dépend de la classe de service (qui reflète l’humidité et donc la mobilité des molécules de lignine et de cellulose) et de la composition de la charge (la part quasi-permanente).
- Une poutre en GL28h dans un environnement sec (Classe 1, `k_def` = 0.6) ne se comportera pas comme la même poutre dans une piscine (Classe 3, `k_def` = 2.0).
- La plupart des logiciels de calcul de structure gratuits se contentent d’appliquer un `k_def` unique et prédéfini, souvent pour la Classe 1, sans permettre à l’utilisateur de le moduler finement.
- Ils ignorent la combinaison complexe des charges permanentes et des charges d’exploitation à caractère quasi-permanent (`G + ψ2*Q`).
- Une analyse rigoureuse exige de calculer la flèche finale `w_fin = w_inst,G + w_fin,Q1 + w_fin,Qi` où chaque composante de déformation différée est calculée avec son propre `k_def` et sa part de charge.
- Se fier à un outil qui ne permet pas cette granularité, c’est s’exposer à des déformations réelles pouvant être doubles de celles calculées, entraînant des sinistres coûteux (fissuration des cloisons, problèmes de pente, etc.).
- Bold Professional Verdict: Les outils gratuits gèrent le flambement de manière passable pour des cas simples, mais sont totalement aveugles au déversement, le mode de ruine le plus sournois pour les poutres élancées.
- Pour le flambement (compression centrée), la méthode de l’Eurocode 5 est relativement simple à implémenter.
- Elle consiste à réduire la résistance en compression `f_c,0,d` par un coefficient `k_c` qui dépend de l’élancement relatif `λ_rel`.
- La plupart des calculateurs gratuits peuvent déterminer `λ_rel` pour des conditions d’appuis simples (articulé-articulé, encastré-libre…).
- La limite apparaît dès que les conditions aux limites sont complexes ou que la charge n’est pas parfaitement centrée.
- Cependant, le vrai danger est le déversement (flambement latéral-torsionnel) des poutres soumises à la flexion.
- Ce phénomène d’instabilité n’est pas géré par 99% des outils gratuits.
- La vérification selon l’EC5 (`σ_m,d ≤ k_crit * f_m,d`) requiert le calcul du coefficient de réduction `k_crit`, qui dépend de l’élancement relatif au déversement `λ_rel,m`.
- Ce dernier est une fonction complexe du moment critique de déversement `M_crit`, qui dépend lui-même de la géométrie, des conditions d’appuis, du niveau d’application de la charge et de la rigidité torsionnelle.
- Une analyse par éléments finis (FEM) via un logiciel comme Tekla / Trimble (Modélisation de structures acier/béton) modélise directement ce comportement instable.
- Utiliser un logiciel calcul poutre acier gratuit (par analogie) pour une poutre bois élancée sans contreventement latéral de sa semelle comprimée est une faute professionnelle grave.
- Bold Professional Verdict: La fiabilité est quasi nulle.
- Les outils gratuits sont limités à des cas d’école qui ne reflètent jamais la réalité d’un nœud de structure.
- La théorie de Johansen est élégante pour un seul connecteur (broche, boulon) dans un assemblage bois/bois ou bois/acier, en identifiant les modes de ruine possibles (plastification du bois, rotule plastique dans la broche).
- Un logiciel de calcul de structure gratuit peut calculer la résistance `F_v,Rk` pour une telle configuration.
- Le problème explose en complexité avec les assemblages réels.
- Premièrement, l’effet de groupe : dans un assemblage multi-broches, toutes les broches ne travaillent pas de manière égale.
- Les broches aux extrémités du groupe sont plus sollicitées.
- L’EC5 prend cela en compte via un nombre efficace de connecteurs `n_ef`.
- La plupart des outils gratuits ignorent `n_ef` et somment simplement les résistances individuelles, surestimant la capacité du groupe de 20 à 40%.
- Deuxièmement, les efforts combinés : un assemblage est rarement soumis à du cisaillement pur.
- La présence d’un effort de traction ou de compression modifie radicalement le comportement.
- L’EC5 impose des formules d’interaction complexes (`(F_ax / F_ax,Rk)² + (F_lat / F_lat,Rk)² ≤ 1`).
- Ces interactions sont presque toujours absentes des calculateurs gratuits.
- Concevoir un pied de poteau articulé ou un encastrement de poutre avec un tel outil est une pure folie.
- Bold Professional Verdict: L’orthotropie est la caractéristique fondamentale que les outils simplistes ignorent, et le cisaillement de roulement est la conséquence la plus dangereuse de cet oubli.
- La RDM classique (théorie d’Euler-Bernoulli) suppose un matériau isotrope, où le module d’élasticité E et le module de cisaillement G sont uniformes.
- Pour le bois, nous avons au minimum trois modules distincts (`E_0`, `E_90`, `G`).
- Un logiciel calcul structure bois gratuit utilise une seule valeur de E, celle parallèle au fil (`E_0`), ce qui est acceptable pour la flexion d’une poutre simple.
- Mais pour le cisaillement, c’est une erreur critique.
- Dans un panneau CLT (Cross-Laminated Timber), les plis sont croisés à 90°.
- Lorsqu’un panneau est fléchi, les plis transversaux sont sollicités en cisaillement dans leur plan.
- Ce mode, appelé « cisaillement de roulement » (rolling shear), sollicite la faible liaison entre les cernes de croissance du bois.
- La résistance au cisaillement de roulement (`f_r,k`) est extrêmement faible, de l’ordre de 1.0 à 2.0 MPa, soit 5 à 10 fois moins que la résistance au cisaillement classique.
- Les outils gratuits, basés sur la RDM simple, ne calculent que le cisaillement vertical et le comparent à `f_v,k`, ignorant totalement le mode de ruine par cisaillement de roulement qui est pourtant le facteur dimensionnant pour de nombreuses configurations de panneaux CLT.
- C’est une omission qui peut conduire à des ruptures brutales et catastrophiques.
- Bold Professional Verdict: Les outils gratuits qui prétendent faire du calcul au feu sur le bois sont des gadgets irresponsables.
- La sécurité incendie est une affaire de spécialistes, pas d’approximations.
- La méthode de la section résiduelle de l’Eurocode 5-1-2 est une approche de calcul simplifiée mais robuste.
- Elle suppose qu’une couche de bois carbonisée se forme à une vitesse de carbonisation `β` (ex: 0.65 mm/min pour du résineux).
- Cette couche carbonisée, bien qu’isolante, n’a aucune résistance mécanique.
- On calcule donc une section efficace réduite après une durée d’exposition au feu (30, 60, 90 min) et on vérifie que cette section résiduelle peut supporter les charges de calcul en situation d’incendie.
- Le piège, c’est que la vitesse de carbonisation n’est pas toujours constante (`β_n` pour la carbonisation nominale) et qu’il faut ajouter une couche d’épaisseur `k_0 * d_0` pour tenir compte de l’arrondi des angles et de l’augmentation de température dans le bois non brûlé.
- Un logiciel de calcul de structure gratuit va au mieux appliquer une vitesse `β` constante sur une section rectangulaire.
- Il ignorera les effets d’angles, la protection apportée par des plaques de plâtre (qui retarde le début de la carbonisation), et surtout, la vérification des assemblages.
- Un assemblage métallique non protégé perdra sa résistance bien avant le bois qui l’entoure, provoquant un effondrement prématuré.
- La vérification au feu des assemblages est un chapitre entier de l’EC5-1-2 et est totalement hors de portée de tout outil qui n’est pas un logiciel professionnel dédié.
- Utiliser un outil gratuit pour valider une stabilité au feu R60 est une faute inexcusable.
- C’est le domaine des Les 7 Meilleurs Logiciels de Calcul de Structure (2026) : Comparatif, Prix & Guide Technique, et même là, la vigilance est de mise.
- Le seul outil gratuit acceptable est une feuille de calcul personnelle, développée et validée par un ingénieur expert, pour un cas très spécifique.
- Le reste n’est que de la poudre aux yeux.
- Calcul structure bois gratuit.

❓ FAQ : Calcul structure bois gratuit
Comment la rhéologie (fluage) impacte-t-elle la déformation à long terme des poutres en bois lamellé-collé de grande portée, et comment les outils gratuits gèrent-ils le facteur k_def de l’Eurocode 5 ?
Au-delà de la flexion simple, comment vérifier efficacement la stabilité au flambement et au déversement avec des outils simplifiés, et où se situe leur limite critique par rapport à une analyse par éléments finis ?
La théorie de Johansen est la base du calcul des assemblages par broches selon l’EC5. Quelle est la fiabilité des modules gratuits pour des assemblages complexes multi-broches soumis à des efforts combinés ?
Comment l’orthotropie du bois remet-elle en cause les hypothèses de la RDM classique, notamment pour le cisaillement de roulement dans les panneaux CLT, et comment les outils gratuits échouent-ils à modéliser ce phénomène ?
Comment la méthode de la vitesse de carbonisation de l’EC5-1-2 est-elle implémentée dans les outils de calcul au feu, et quels sont les pièges de l’utilisation d’outils gratuits pour cette vérification critique ?
📥 Ressources : Calcul structure bois gratuit

Abderrahim El Kouriani supervise personnellement la ligne éditoriale, veillant à ce que le contenu reflète les dernières innovations technologiques (modélisation des données du bâtiment, RE2020) et les réalités des marchés marocain et international. Sa connaissance approfondie des enjeux du secteur lui permet d’anticiper les besoins des étudiants, des ingénieurs et des professionnels.
