Métré de Terrassement : Guide Complet 2026 (Cours + Excel Gratuit)

Introduction au Métré de Terrassement : Paysage Stratégique 2026
Le métré de terrassement constitue la quantification volumétrique des mouvements de terres, une étape fondamentale qui conditionne la faisabilité technique et la rentabilité économique de tout projet de génie civil. En 2026, cette discipline transcende le simple calcul de cubatures ; elle est au cœur des enjeux de décarbonation et de digitalisation du secteur du BTP. L’optimisation des volumes de déblai et de remblai n’est plus seulement une question de coût, mais un levier stratégique pour réduire l’empreinte carbone des chantiers en minimisant les rotations de camions bennes et la consommation de carburant des engins.
L’intégration des Jumeaux Numériques (Digital Twins) et du BIM de niveau 3 transforme radicalement l’approche. Le métré de terrassement devient une entité dynamique, alimentée en temps réel par les données issues de drones, de scanners laser et des systèmes de guidage GPS embarqués sur les pelles hydrauliques et les bouteurs. Cette fusion de la donnée et de l’opérationnel permet une gestion prédictive des stocks de matériaux, une optimisation des phases de compactage et une traçabilité sans faille, alignée avec les exigences de la construction durable.
Ce guide s’adresse à l’ingénieur génie civil et au chef de chantier qui doivent non seulement maîtriser les principes fondamentaux du calcul, mais aussi intégrer ces nouvelles techniques de génie civil pour garantir la performance de leurs projets. Nous fournirons une analyse technique approfondie, des benchmarks d’équipements et un outil Excel, le tout dans la perspective des défis et opportunités de 2026. Pour approfondir les bases, consultez notre cours sur le métré bâtiment et travaux publics.
Plongée Technique : Principes d’Ingénierie du Métré de Terrassement
La précision du métré de terrassement repose sur une compréhension fine de la mécanique des sols et sur une méthodologie de calcul rigoureuse. L’ingénieur doit jongler avec les données géotechniques, les levés topographiques et les contraintes du projet pour produire une estimation fiable qui servira de base au chiffrage et à la planification.
Physique et Mécanique des Sols Appliquée
Le comportement d’un sol n’est pas linéaire. Deux concepts physiques dominent le métré de terrassement : le foisonnement et le tassement. Le foisonnement est l’augmentation de volume d’un sol lorsqu’il est extrait de son état en place (in situ). Ce phénomène est dû à la décompaction et à la réorganisation des grains, qui augmentent l’indice des vides. Le coefficient de foisonnement (Cf), supérieur à 1, est le rapport entre le volume foisonné et le volume en place. Il est crucial pour dimensionner le nombre de camions nécessaires à l’évacuation des déblais.
Inversement, le tassement correspond à la réduction de volume d’un matériau de remblai sous l’effet du compactage. Le coefficient de tassement (Ct), inférieur à 1, est le rapport entre le volume compacté et le volume foisonné (ou en place, selon la référence). Il est déterminé par des essais en laboratoire comme l’essai Proctor, qui établit la relation entre la teneur en eau et la densité sèche maximale atteignable pour une énergie de compactage donnée. Une interprétation rigoureuse du rapport de sol G2 est donc non négociable.
La nature du sol, définie par sa granulométrie, ses limites d’Atterberg, sa cohésion (c) et son angle de frottement interne (φ), influence directement ces coefficients. Un sol argileux aura un foisonnement et un potentiel de tassement très différents d’un sol graveleux. Le poids volumique du matériau (γ) est une autre donnée d’entrée essentielle pour estimer les charges et planifier la logistique.
Le Workflow Opérationnel du Calcul des Cubatures
Le processus de calcul des volumes, ou cubatures, suit un enchaînement logique et data-driven, souvent réalisé à l’aide de logiciels spécialisés comme Covadis ou Autodesk Civil 3D.
1. Acquisition des Données Initiales : Un levé topographique précis du Terrain Naturel (TN) est réalisé, générant un Modèle Numérique de Terrain (MNT). Ce MNT est la référence de base pour tout le calcul.
2. Modélisation du Projet : L’ingénieur modélise la surface du projet fini (plateforme, axe de route, fond de forme) pour créer un second MNT. La différence altimétrique entre le MNT projet et le MNT du TN définit les zones de déblai (projet sous le TN) et de remblai (projet au-dessus du TN).
3. Génération des Profils en Travers : Le logiciel génère automatiquement des profils en travers à des intervalles réguliers (par exemple, tous les 20 mètres) le long d’un axe (profil en long). Chaque profil est une coupe 2D montrant la ligne du TN et la ligne du projet.
4. Calcul des Surfaces : Pour chaque profil, le logiciel calcule la surface de la section de déblai (Sd) et la surface de la section de remblai (Sr). Ces surfaces sont délimitées par les lignes de TN, de projet et les talus.

5. Calcul des Volumes (Cubatures) : La méthode la plus courante est celle de la moyenne des aires (ou méthode des profils). Le volume entre deux profils successifs (P1 et P2), distants d’une longueur L, est calculé comme suit :
- `V_déblai = (Sd1 + Sd2) / 2 * L`
- `V_remblai = (Sr1 + Sr2) / 2 * L`
La somme de ces volumes élémentaires donne la cubature totale du projet.
6. Correction et Optimisation : Les volumes bruts sont ensuite corrigés par les coefficients de foisonnement (pour les déblais à évacuer) et de tassement (pour les remblais à apporter). L’étape finale est l’établissement de l’épure des mouvements de terres (diagramme de Lalanne) pour optimiser les distances de transport et équilibrer au mieux les déblais et remblais sur site. Une bonne gestion peut être suivie via une application Excel de suivi de chantier.
Métré de Terrassement : Innovations 2026 et Benchmarking des Équipements
L’ère du métré de terrassement statique est révolue. En 2026, la performance se mesure à la capacité d’intégrer des technologies qui apportent précision, rapidité et durabilité. Les leaders du marché comme Caterpillar, Komatsu, et Volvo CE ne vendent plus seulement de l’acier, mais des écosystèmes connectés.
Guidage d’Engins 3D et IoT
Les systèmes de guidage 3D (ex: Trimble Earthworks, Leica iCON) sont devenus la norme sur les projets d’envergure. Une pelle Caterpillar 320 équipée de la technologie Cat Grade with 3D charge le modèle numérique du projet directement dans son ordinateur de bord. L’opérateur voit en temps réel sur son écran la position de son godet par rapport à la cote de projet, avec une précision centimétrique. L’impact est triple :
- Précision Maximale : Élimine la sur-excavation et le sous-cavage, garantissant que les volumes déblayés correspondent exactement au métré théorique.
- Gain de Productivité : Supprime le besoin d’implantations topographiques constantes avec des piquets, libérant les équipes de géomètres pour des tâches à plus forte valeur ajoutée.
- Data Feedback : Les données de travail de l’engin (volumes déplacés, heures de fonctionnement, consommation) sont renvoyées vers les plateformes de suivi de chantier, permettant une mise à jour dynamique du métré d’avancement.
Drones et Photogrammétrie pour le Suivi des Volumes
Le suivi hebdomadaire ou même quotidien des cubatures est désormais possible grâce aux drones. Un survol de quelques dizaines de minutes permet de générer un MNT du chantier et de comparer les volumes de stocks de matériaux ou l’avancement des terrassements par rapport au levé précédent. Cette méthode offre une vision globale et précise, essentielle pour la rédaction du rapport journalier de chantier.
Les logiciels comme Propeller Aero ou Bentley Systems ContextCapture traitent ces images pour fournir des rapports de volumes détaillés. Le ROI est immédiat : réduction des litiges sur les quantités, meilleure anticipation des besoins en matériaux et optimisation de la logistique. Cette technologie est un pilier de la formation drone BTP.
Logiciels d’Optimisation des Mouvements de Terres
Au-delà du calcul de volumes, les logiciels modernes intègrent des algorithmes d’optimisation. À partir des cubatures de déblai et de remblai et des caractéristiques des sols, des outils comme AGTEK Earthwork 4D ou la fonction « Mass Haul » de Civil 3D calculent le scénario de mouvement des terres le plus économique. Ils déterminent les emprunts et dépôts optimaux, minimisent les distances de transport et, par conséquent, l’impact carbone du projet. C’est une application directe des meilleurs logiciels de planning de chantier.
Métré de Terrassement : Le Tableau Comparatif Maître de 4Génie Civil
Ce tableau synthétise l’évolution des méthodes de calcul pour le métré de terrassement, mettant en lumière les gains de performance apportés par les technologies de 2026.
| Paramètres Techniques | Unité | Performance Standard (Manuelle/2D) | Performance 2026 (Digitale/BIM 4D) | Impact ROI |
|---|---|---|---|---|
| Précision du Levé Topo | cm | ± 5-10 cm (Station totale) | ± 2-5 cm (Drone RTK / Lidar) | Réduction des erreurs de cubatures > 5% |
| Vitesse de Calcul Cubatures | h / km | 10-20 h | < 1 h (Automatisé) | Gain de temps ingénieur, réactivité accrue |
| Gestion Foisonnement/Tassement | % | Application d’un coeff. unique | Coeff. dynamiques par type de sol (BIM) | Optimisation des flottes de transport de 10-15% |
| Optimisation Mouvement Terres | % d’optimisation | 60-70% (Manuelle) | > 95% (Algorithmique) | Réduction des coûts de transport jusqu’à 30% |
| Fréquence Suivi Avancement | – | Mensuelle / Hebdomadaire | Journalière / Temps réel | Détection précoce des écarts, meilleur pilotage |
Métré de Terrassement : Normes, Eurocodes et Protocoles de Sécurité
La réalisation des terrassements est encadrée par un corpus normatif strict visant à garantir la qualité et la sécurité des ouvrages. L’ingénieur doit impérativement maîtriser ces référentiels.
Références Normatives Clés
- NF P11-300 : Cette norme est la pierre angulaire de l’exécution des terrassements en France. Elle définit les spécifications des matériaux, les conditions de mise en œuvre, les tolérances géométriques et les essais de contrôle.
- Fascicule 2 du CCTG : Le « Cahier des Clauses Techniques Générales applicables aux marchés publics de travaux » détaille les prescriptions pour les « Terrassements généraux ». Il est la référence contractuelle pour la plupart des projets publics.
- Eurocode 7 (NF EN 1997) : « Calcul géotechnique ». Bien qu’il ne traite pas directement du métré, il est fondamental pour le dimensionnement des ouvrages de terrassement : stabilité des talus en déblai et en remblai, calcul de la portance du fond de forme, dimensionnement des murs de soutènement. Il impose l’utilisation de coefficients de sécurité partiels sur les actions et les résistances des matériaux.
- Guide des Terrassements Routiers (GTR) : La classification des sols selon le GTR (NF P11-300) est essentielle. Elle permet de définir l’aptitude d’un matériau à être réutilisé en remblai en fonction de sa nature et de son état hydrique.
Stratégie de Maîtrise des Risques sur Chantier
Un chantier de terrassement présente des risques élevés qui nécessitent une stratégie de prévention rigoureuse, formalisée dans le PPSPS (Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé).
1. Stabilité des Fouilles : Le risque d’effondrement des parois d’excavation est majeur. La mise en place de blindages, le respect des angles de talus de sécurité (définis par l’étude géotechnique selon l’Eurocode 7) et l’interdiction de stocker des matériaux en crête de talus sont impératifs.
2. Gestion des Coactivités : La circulation des engins (chargeuses, camions, pelles) doit être organisée via un plan de circulation précis pour éviter les collisions avec les piétons (personnel de chantier) et entre engins. Le CACES R482 est obligatoire pour les conducteurs.
3. Détection des Réseaux Enterrés : Avant tout coup de godet, une Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux (DICT) doit être envoyée et les réponses des concessionnaires analysées. Les réseaux sensibles doivent être repérés et leur approche doit se faire manuellement.
4. Contrôles Réglementaires : Les engins de levage et de terrassement sont soumis à des Vérifications Générales Périodiques (VGP) réalisées par des organismes agréés comme Bureau Veritas. Le respect de ces contrôles est une obligation légale. La Fiche de Contrôle Coffrage est aussi un outil pertinent pour les ouvrages associés.
Métré de Terrassement : Checklist Opérationnelle du Chef de Chantier
Voici les points de contrôle critiques pour un pilotage efficace des travaux de terrassement, de la préparation à la réception.
- Avant le Démarrage des Travaux :
- Valider la réception et la compréhension du rapport d’étude de sol G2.
- Vérifier le procès-verbal d’implantation topographique des emprises et des axes principaux.
- Contrôler la purge de la terre végétale et son stockage dans une zone dédiée pour réutilisation.
- S’assurer de la mise en place de la signalisation de chantier et du plan de circulation des engins.
- Confirmer la réception des DICT et le marquage-piquetage des réseaux existants.
- Pendant l’Exécution :
- Contrôler systématiquement les fonds de fouille (cote et portance) avant la mise en œuvre de la couche de forme.
- Réaliser les essais de compactage (essai à la plaque, pénétromètre dynamique) à la fréquence définie au CCTP.
- Suivre quantitativement les volumes de déblais évacués (bons de pesée, suivi des rotations de camions).
- Vérifier la conformité des matériaux d’apport (granulométrie, propreté) avant leur mise en œuvre en remblai.
- Tenir à jour le planning de suivi de chantier Excel avec les avancements réels.
- Documenter tout imprévu (venue d’eau, découverte de roche non prévue) via une fiche de suivi et des photos.
- Après l’Exécution :
- Organiser le levé topographique de récolement des ouvrages terminés.
- Établir le décompte final des quantités en comparant le métré théorique et les attachements de chantier.
- Gérer l’évacuation des terres excédentaires vers les sites de dépôt autorisés (traçabilité via BSD).
- S’assurer du repliement propre du chantier et de la remise en état des abords.
- Préparer le Dossier des Ouvrages Exécutés (DOE) incluant les plans de récolement et les résultats des essais de contrôle du Métré de Terrassement.

❓ FAQ : Métré de Terrassement
Comment la présence de rocher, non identifiée dans l’étude de sol initiale, impacte-t-elle techniquement et contractuellement le métré de terrassement ?
- En résumé : La découverte de rocher transforme radicalement la méthodologie, les coûts et les délais, nécessitant une requalification technique et une gestion contractuelle rigoureuse. Techniquement, le volume de rocher doit être isolé du reste des déblais.
- Son coefficient de foisonnement est bien plus élevé (typiquement 1.5 à 1.8) que celui des sols meubles, ce qui augmente significativement le volume à évacuer.
- L’extraction ne se fait plus à la pelle mais requiert des équipements spécifiques comme un Brise-Roche Hydraulique (BRH) ou, dans des cas extrêmes, l’usage d’explosifs, ce qui modifie fondamentalement la cadence et la sécurité du chantier.
- Contractuellement, la présence de rocher non prévue constitue un aléa.
- Le contrat (via le CCAP et le CCTP) doit prévoir une clause de sujétion technique imprévue.
- Un nouveau prix unitaire (BPU) pour l’extraction de rocher doit être négocié.
- Le métré est alors décomposé en « déblai de terrain meuble » et « déblai de rocher », chacun avec son propre prix, pour établir un avenant juste et précis.
Qu’est-ce que l’épure de mouvement des terres (diagramme de Lalanne) et comment les logiciels modernes l’optimisent-ils ?
- En résumé : L’épure de Lalanne est un outil graphique d’optimisation des transports de déblais/remblais, aujourd’hui automatisé par des algorithmes pour minimiser les coûts logistiques. L’épure est un graphique qui cumule les volumes de déblai (comptés positivement) et de remblai (comptés négativement) le long du profil en long d’un projet linéaire (route, voie ferrée).
- La pente de la courbe représente le volume par unité de longueur.
- L’objectif est de trouver des lignes de compensation horizontales qui équilibrent les déblais et les remblais sur des tronçons, minimisant ainsi la distance moyenne de transport.
- Les logiciels comme Autodesk Civil 3D ou Bentley OpenRoads automatisent ce processus.
- Ils génèrent le diagramme (Mass Haul Diagram) et utilisent des algorithmes de programmation linéaire pour calculer la stratégie de transport optimale, en tenant compte des coûts de transport, des zones d’emprunt et de dépôt, et des capacités des engins.
- Le résultat est une réduction drastique du « moment de transport » (Volume x Distance), impactant directement le budget et l’empreinte carbone du projet.
Au-delà des tables de référence, comment déterminer précisément le coefficient de foisonnement d’un sol directement sur le chantier ?
- En résumé : La détermination in-situ du foisonnement se fait par un essai pratique consistant à mesurer la variation de volume d’une masse de sol connue, offrant une précision supérieure aux valeurs tabulées. La méthode la plus fiable est un test à l’échelle 1:1.
- Premièrement, on délimite et on réalise un levé topographique très précis d’une petite zone représentative du sol à excaver pour en connaître le volume en place (V_place) avec exactitude.
- Ensuite, on excave ce volume de sol et on le charge dans des camions-bennes préalablement tarés.
- On pèse chaque camion plein pour obtenir la masse totale du sol extrait (M_totale).
- Simultanément, on mesure le volume foisonné (V_foisonné) occupé par ce sol dans les bennes.
- Le coefficient de foisonnement est alors `Cf = V_foisonné / V_place`.
- Pour affiner, on prélève des échantillons pour mesurer la teneur en eau (w) en laboratoire.
- On peut ainsi calculer le poids volumique sec en place et foisonné, ce qui permet de valider la cohérence des mesures et d’obtenir un coefficient basé sur des données physiques réelles du site, crucial pour un métré de terrassement prévisionnel fiable.
Quel est l’impact technique de la présence d’une nappe phréatique sur les opérations de terrassement et le calcul des volumes ?
- En résumé : La nappe phréatique impose des opérations de rabattement, modifie les propriétés du sol (poids, stabilité) et complexifie l’ensemble des opérations de terrassement. Techniquement, travailler sous le niveau de la nappe est impossible sans un rabattement préalable (pompage par puits filtrants ou pointes filtrantes).
- Cette opération a un coût et un planning propres.
- La présence d’eau sature le sol, augmentant son poids volumique total (γ_sat), ce qui impacte la logistique de transport et les contraintes sur les blindages.
- Un sol saturé a une cohésion apparente nulle, ce qui réduit drastiquement la stabilité des talus et peut provoquer des phénomènes de boulance (remontée de sable).
- Pour le calcul des volumes, le foisonnement d’un sol saturé sera différent de celui d’un sol sec.
- L’eau doit être gérée : elle est considérée comme un déchet si elle est polluée et son rejet est réglementé.
- Le métré doit donc intégrer les coûts de pompage, de traitement de l’eau, et les risques géotechniques accrus, justifiant souvent une étude de sol G2 plus poussée.
Comment le BIM de niveau 3 et les Jumeaux Numériques (Digital Twins) transforment-ils la gestion du métré de terrassement ?
- En résumé : Le BIM 3 et les Jumeaux Numériques font passer le métré d’un rapport statique à un modèle de données dynamique et prédictif, mis à jour en temps réel tout au long du projet. Le métré de terrassement n’est plus un simple tableau de cubatures calculé en phase projet.
- Dans un environnement de Jumeau Numérique, le modèle BIM 3D initial est enrichi en continu.
- Les données GPS des engins de chantier (Caterpillar, Komatsu), les levés par drone et les capteurs de compactage alimentent le modèle en temps réel.
- Le métré devient une base de données vivante (BIM 4D/5D) qui indique non seulement les volumes théoriques, mais aussi l’avancement réel, les volumes restants, les cadences de production et les coûts engagés à l’instant T.
- Cette approche permet une gestion proactive : détection immédiate des écarts, simulation de différents scénarios de mouvement de terres, et automatisation de la facturation basée sur l’avancement réel.
- C’est le passage d’une approche réactive à une gestion prédictive et optimisée du Métré de Terrassement.
📥 Ressources : Métré de Terrassement

Abderrahim EL Kouriani supervise personnellement l’orientation éditoriale, garantissant un contenu à la pointe des innovations techniques (BIM, RE2020) et des réalités du marché marocain et international. Sa connaissance des défis du secteur lui permet d’anticiper les besoins des étudiants, ingénieurs et professionnels.
