Comparatif AutoCAD vs Revit : Quel Logiciel Choisir en 2026 ?
👤 Expert 4GC – Abderrahim El Kouriani
Comparatif AutoCAD vs Revit : Section 1: Introduction & 2026 Strategic Landscape
Comparatif AutoCAD vs Revit : la question n’est plus un débat, c’est un verdict sur la survie d’un bureau d’études. En 2026, la discussion n’a plus rien à voir avec la préférence personnelle ou la simple transition 2D vers 3D. Nous sommes face à un mur. Un mur réglementaire, économique et physique. La crise de la décarbonation, avec des normes comme la RE2020 qui deviennent de plus en plus punitives, a transformé l’analyse du cycle de vie (ACV) d’un simple argument marketing en une contrainte de conception fondamentale. Votre capacité à quantifier, optimiser et justifier l’empreinte carbone de chaque poutre, chaque Dosage béton 350 kg avec mélange sable et gravier : Recette Exacte avec Mélange Sable/Gravier (Guide 2026), n’est plus une option. C’est une condition sine qua non pour obtenir un permis de construire. Dans ce champ de bataille, un outil qui ne gère pas la donnée intrinsèquement, comme AutoCAD : Le logiciel de CAO par excellence, devient une ancre qui vous tire vers le fond. Il ne suffit plus de dessiner, il faut prouver.
Le paradigme a changé. Les matériaux traditionnels, dont nous maîtrisions le comportement jusqu’à la deuxième décimale, montrent leurs limites ou sont bannis par des bilans carbone désastreux. Nous intégrons désormais des nouveaux matériaux de construction durables en 2025 : bétons bas-carbone aux propriétés évolutives, bois d’ingénierie complexes, composites recyclés dont le comportement non-linéaire est un cauchemar à modéliser. Tenter de gérer la traçabilité et les propriétés mécaniques de ces matériaux avec des lignes et des hachures dans un fichier DWG est une faute professionnelle. Le choix d’un logiciel n’est donc plus une question d’outil, mais de stratégie. Pour 4Génie Civil, maîtriser l’écosystème BIM centré sur des plateformes comme Apprenez Revit : Formation complète en architecture 3D n’est pas une modernisation, c’est la constitution d’un actif stratégique. C’est notre capacité à répondre à des appels d’offres complexes, à garantir la conformité réglementaire sans paralyser nos marges, et à livrer des ouvrages qui tiennent debout, physiquement et économiquement. La guerre n’est pas entre deux logiciels, elle est entre deux philosophies : le dessin statique contre l’intelligence intégrée.
Comparatif AutoCAD vs Revit : Section 2: Deep Technical Dive & Engineering Principles
Le fossé n’est pas technique, il est conceptuel. AutoCAD dessine. Revit construit, virtuellement. Cette distinction est la clé de tout. Quand un jeune ingénieur dessine une poutre dans AutoCAD, il trace deux lignes parallèles. Pour le logiciel, ce sont deux vecteurs mathématiques sans aucune signification physique. L’ingénieur doit alors ajouter un texte : « Poutre BA 30×60 – C25/30 ». Toute l’intelligence est dans le texte, pas dans la géométrie. Si la portée change, l’ingénieur doit se souvenir de recalculer le moment, vérifier la flèche, et potentiellement changer la section, puis mettre à jour manuellement le texte et les plans de coupe. C’est un processus lent, fragmenté et une source infinie d’erreurs de coordination. Sur un chantier, une erreur de version entre le plan de coffrage et le plan de ferraillage, ça se termine en désastre. J’ai vu des aciers en attente se retrouver à 50 cm de leur position théorique à cause d’une mise à jour manquée. Le coût n’est pas le redessin, c’est la démolition.
Maintenant, analysons avec la rigueur de la Résistance des Matériaux (RDM), que vous pouvez approfondir via ces Cours de Génie Civil Incontournables : RDM, Béton, Sols (vedio) (Guide 2026). Dans Revit, une poutre n’est pas un ensemble de lignes. C’est un objet paramétrique de la famille « Poutre rectangulaire », avec des attributs : matériau (Béton C25/30, avec son module d’Young E = 31 GPa et sa masse volumique de 2500 kg/m³), dimensions (b=0.3m, h=0.6m), et des relations de contrainte avec les poteaux et les dalles qu’elle supporte. Le logiciel connaît son moment d’inertie (I = bh³/12) et son module de flexion (v = I / (h/2)). Quand vous appliquez une charge linéique (par exemple, 15 kN/m), le modèle analytique sous-jacent est automatiquement généré. Ce modèle peut être exporté vers un logiciel de calcul de structure comme Robot ou ETABS avec une fidélité quasi parfaite. La contrainte maximale en flexion est directement liée à la formule σ = M / v. Dans Revit, si vous modifiez la section de la poutre, la valeur de v est mise à jour instantanément, et une nouvelle analyse montrera l’impact sur σ. Dans AutoCAD, vous devez refaire tout le calcul à la main sur une feuille de calcul des fondations – Guide technique.
Le même principe s’applique à l’effort tranchant. La contrainte de cisaillement τ = V / A (en première approximation) est directement liée à l’aire de la section A, une propriété intrinsèque de l’objet Revit. Pour une analyse plus fine, la formule de Jourawski (τ = VQ / (It)) dépend de propriétés géométriques (moment statique Q, inertie I) que Revit gère nativement. Tenter de faire ça depuis un dessin 2D est un exercice académique, pas une méthode de production viable. Le comportement du matériau, illustré par la courbe contrainte-déformation (σ-ε), est une autre dimension. Dans Revit, on peut associer des lois de comportement complexes à un matériau. C’est indispensable pour les analyses non-linéaires ou sismiques (Eurocode 8), où la ductilité et la plastification des différentes nuances d’acier utilisées en béton armé sont des paramètres critiques. AutoCAD ignore totalement cette réalité physique. Il ne connaît que les calques et les couleurs.
L’Expert’s Secret : La friction logistique du dernier mètre.
Voici une vérité que vous ne lirez jamais dans une brochure Autodesk (Logiciels AutoCAD et Revit BIM). La plus grande source de pertes financières sur un chantier complexe n’est pas une erreur de calcul de structure, mais une erreur de logistique. J’ai vu un projet de 50 millions d’euros prendre 3 mois de retard parce que la grue à tour Potain choisie sur plan ne pouvait pas atteindre la zone de déchargement des façades préfabriquées une fois la structure du R+2 montée. Le plan de grue avait été fait sur AutoCAD, avec un simple cercle pour représenter la portée maximale. Personne n’avait simulé la trajectoire de la flèche et de la charge en 3D, en tenant compte du volume de la structure déjà construite (phasage). Avec un workflow BIM, nous modélisons la grue elle-même en 3D (les fabricants comme Liebherr (Grues et engins de terrassement) fournissent les modèles). Nous lions ce modèle au Planning Suivi de Chantier Excel Gratuit : Le Guide Complet 2026 pour les Professionnels du BTP (phasage 4D) et nous simulons les levages critiques. On détecte les conflits (clash detection) entre la charge, le câble, la flèche et le bâtiment des mois avant que la grue n’arrive sur site. C’est ça, l’intelligence d’ingénierie. Le reste, c’est du dessin.

Comparatif AutoCAD vs Revit : Section 3: Innovations & Brand Benchmarking
Le chantier de 2026 est un hub de données. Les engins ne sont plus de simples outils mécaniques, ce sont des nœuds IoT sur roues ou sur rails. La question est : où vont ces données ? Dans un tableur inutile ou dans un modèle intelligent ?
Comparons les géants du levage et du terrassement. Prenez une grue à tour Potain (Grues à tour) MDT 489 version 2026. Elle est équipée de capteurs qui mesurent en temps réel la charge, le moment, la vitesse du vent, la déformation du mât, et les cycles de fatigue. Liebherr (Grues et engins de terrassement), avec sa série 125 K, pousse encore plus loin avec des systèmes anti-collision prédictifs basés sur l’IA qui anticipent les mouvements des autres engins. Sur le papier, c’est magnifique. Mais si le chef de chantier reçoit ces données brutes sur une tablette, il est noyé. La productivité ne vient pas du capteur, elle vient de son intégration. Le vrai gain se matérialise quand l’information « charge maximale atteinte à 85% pour la volée de 45m » est automatiquement superposée au modèle BIM, alertant le bureau des méthodes qu’il faut revoir le plan de calepinage des banches pour les prochains niveaux. Sans un réceptacle comme Revit, l’IoT n’est qu’une augmentation des coûts de location et de maintenance. C’est un gadget coûteux.
Le constat est encore plus flagrant pour les engins de terrassement. Une pelle Caterpillar (Engins de chantier et terrassement) 336 Next Gen de 2026, équipée du système Grade with 3D, ne suit plus des piquets plantés par un géomètre. Elle suit un modèle de terrain numérique (MNT) chargé dans son ordinateur de bord. Ce MNT est un export direct du projet de VRD conçu sur Civil 3D ou Covadis: Logiciel de conception topographique professionnel. L’opérateur ne creuse pas « à peu près », il exécute une surface numérique avec une précision centimétrique. Cela réduit les volumes de déblai/remblai, optimise l’utilisation des matériaux et accélère drastiquement le planning. Tenter de piloter un tel engin avec un plan papier issu d’AutoCAD est un non-sens absolu. Vous payez pour une technologie de pointe et vous lui donnez une carte dessinée à la main. C’est le symbole de la friction entre le chantier 4.0 et les méthodes de conception du 20ème siècle. Les concurrents comme Komatsu (Matériel de construction et minier) ou Volvo CE (Équipements de construction Volvo) suivent la même trajectoire. L’interopérabilité entre le logiciel de conception et la machine de production est devenue le nerf de la guerre.
Comparatif AutoCAD vs Revit : Section 4: The « 4Génie Civil » Master Comparison Table
| Paramètres Techniques | Unité | Performance Standard (AutoCAD) | Performance 2026 (Revit) | Impact ROI | Carbon Footprint (ACV) |
|---|---|---|---|---|---|
| Modélisation 2D Pure | h/plan | 10 (natif et rapide) | 15 (plus lourd, contre-intuitif) | -5% | Neutre |
| Modélisation 3D Paramétrique | % Erreurs | Non applicable (solides « stupides ») | < 0.1% (modèle intelligent) | +15% | Optimisé |
| Interopérabilité (IFC) | % Perte Données | ~30-50% (via plugins, géométrie seule) | < 2% (natif, données et géométrie) | +10% | Traçable |
| Gestion des Données (Attributs) | Capacité | Limitée (blocs texte) | Illimitée (base de données SQL) | +25% | Quantifiable |
| Détection de Conflits (Clash) | Détection | Manuelle (visuelle, >80% non détectés) | Automatisée (Navisworks, >99% détectés) | -20% (sur reprises) | Réduit (moins de déchets) |
| Quantitatifs / Métré bâtiment et travaux publics – cours pdf | h/1000m² | 40 (manuel, statique) | 2 (automatique, dynamique) | +30% | Précis |
| Calcul Empreinte Carbone | Précision | Nulle (estimation grossière) | Élevée (par objet, via API) | +5% (conformité) | Géré & Optimisable |
| Courbe d’Apprentissage | Mois | 1-3 | 6-12 | -10% (coût formation) | Neutre |
Comparatif AutoCAD vs Revit : Section 5: Norms, Eurocodes & Safety
Le respect des normes n’est pas une option, c’est une obligation légale qui engage notre responsabilité civile professionnelle. Un logiciel doit être un garde-fou, pas une feuille blanche. C’est ici que la fracture entre AutoCAD et Revit devient un gouffre sécuritaire. Prenons l’Eurocode 2 pour la conception des structures en béton. Dans Revit, il est possible de programmer des règles de conception dans les familles d’objets. Par exemple, une famille de poteau peut intégrer une alerte si le ratio d’armatures longitudinales sort de la fourchette [0.10 * N_Ed / f_yd ; 0.04 * A_c] imposée par la norme. On peut aussi contraindre l’enrobage minimal en fonction de la classe d’exposition (XC, XD, XS…). Un ingénieur junior qui utilise cette famille est guidé. Il ne peut pas, par simple inadvertance, modéliser un élément qui viole les règles fondamentales de l’EC2. Sur AutoCAD, il peut dessiner n’importe quoi. La vérification repose entièrement sur le contrôle humain, faillible par nature, souvent effectué tard dans le processus, quand la correction coûte une fortune.
Pour l’Eurocode 3 (structures métalliques), le bénéfice est encore plus direct. Les bibliothèques de profilés (IPE, HEA, etc.) sont standardisées. Dans Revit, vous ne choisissez pas un profilé en dessinant un rectangle, vous le sélectionnez dans une base de données conforme aux normes. Ses propriétés (poids/m, aire, inerties, etc.) sont exactes et non modifiables. Cela garantit que les notes de calcul de ferraillage d’une poutre en béton armé selon Eurocode 2 : Calcul de structure : Le Guide Complet pour les Ingénieurs BTP (Guide 2026) et les plans sont parfaitement alignés. Avec AutoCAD, une simple faute de frappe dans le cartouche peut assigner un HEB 300 à la place d’un HEA 300, avec des conséquences potentiellement catastrophiques sur la stabilité.
Notre Stratégie de Mitigation des Risques chez 4Génie Civil est donc entièrement basée sur le processus BIM :
1. Fédération et Détection de Conflits Systématique : Chaque vendredi, les modèles Structure (RVT), Architecture (RVT) et CVC/Plomberie (RVT) sont fédérés dans Navisworks. Un rapport de conflits est généré et discuté lors de la réunion de synthèse du lundi, documentée via notre Procès-verbal Type de Compte Rendu de Réunion : Modèle Word Gratuit (Guide 2026). Les problèmes sont résolus numériquement pour un coût quasi nul.
2. Simulation de Phasage 4D : Le modèle Revit est lié au planning (MS Project ou Primavera). Nous simulons visuellement les étapes critiques de la construction. Cela permet d’anticiper les problèmes de stabilité provisoire, les besoins en étaiement, et les zones de stockage temporaires. C’est un outil essentiel pour le Suivi Chantier : Méthodologie Complète pour l’Ingénieur (OPC) (Guide 2026).
3. Contrôle Qualité sur Site via le Modèle : Le conducteur de travaux n’utilise plus des liasses de plans papier. Il utilise une tablette avec le modèle 3D. Il peut superposer le modèle à la réalité (réalité augmentée) pour vérifier le positionnement des réservations ou des armatures, et remplir directement les Fiche de Contrôle Coffrage : Un Modèle Prêt à Télécharger.
Ce système transforme la gestion du risque d’une posture réactive (corriger les erreurs) à une posture proactive (empêcher les erreurs de se produire).
Comparatif AutoCAD vs Revit : Section 6: Site Manager’s Operational Checklist
- `[ ]` Vérification Initiale : Confirmer que la version du modèle IFC/RVT sur la tablette correspond à l’indice le plus récent émis par le bureau d’études. Documenter dans le Rapport Journalier de Chantier : Pourquoi et Comment le Rédiger ? (Guide 2026).
- `[ ]` Implantation : Superposer les points d’implantation du géomètre (Implantation Topographique : Le Guide Ultime Chantier 2026) avec le modèle 3D pour valider la cohérence globale avant le premier coup de pelle. Signer le Procès-verbal d’implantation : Modèle Prêt à Télécharger.
- `[ ]` Contrôle Ferraillage : Avant chaque bétonnage, utiliser la Fiche de contrôle ferraillage : Modèle Prêt à Télécharger et comparer visuellement les aciers en place avec la vue 3D détaillée du ferraillage dans le modèle (si LOD 400 atteint).
- `[ ]` Validation des Réservations : Isoler les réseaux MEP dans le modèle fédéré et vérifier physiquement la position et les dimensions de toutes les trémies et fourreaux dans le coffrage avant le coulage. Utiliser une Fiche de Contrôle Bétonnage : Modèle Prêt à Télécharger.
- `[ ]` Logistique de Levage : Avant l’arrivée d’un élément lourd (poutre préfa, unité de façade), simuler la trajectoire de levage sur la tablette avec le modèle de la grue mobile pour confirmer l’absence d’obstruction.
- `[ ]` Gestion des Écarts : En cas de non-conformité détectée, créer une « issue » géolocalisée dans le modèle BIM (via une plateforme comme BIM 360), assigner la résolution au corps d’état concerné et suivre sa résolution.
- `[ ]` Suivi d’Avancement : Mettre à jour le statut des éléments modélisés (ex: « Coffré », « Bétonné », « Décoffré ») pour alimenter le modèle 4D et fournir un reporting visuel et fiable au client.
- `[ ]` Réception des Matériaux : Scanner le QR code des matériaux livrés (ex: profilés acier, menuiseries) et vérifier que leurs spécifications correspondent aux données de l’objet dans le modèle BIM.

❓ FAQ : Comparatif AutoCAD vs Revit
Comment les limitations paramétriques de Revit affectent-elles la modélisation de géométries complexes (type Zaha Hadid) par rapport à la liberté géométrique d’AutoCAD ?
- Le verdict professionnel est sans appel : la liberté d’AutoCAD est une illusion dangereuse, un chemin direct vers des géométries non constructibles et des budgets qui explosent.
- Revit, par ses contraintes, impose une discipline de conception ancrée dans la réalité de la construction. La capacité d’AutoCAD à dessiner n’importe quelle courbe ou surface complexe est une force en design conceptuel pur, mais une faiblesse monumentale en ingénierie.
- Un solide 3D dans AutoCAD n’a aucune intelligence ; il ne sait pas de quel matériau il est fait, comment il est connecté à ses voisins, ni comment il sera fabriqué.
- C’est une sculpture numérique.
- Pour les géométries complexes, l’écosystème Revit ne s’arrête pas à l’interface de base.
- On utilise des outils de programmation visuelle comme Dynamo pour Revit script : Le Guide Stratégique (2026) ou l’intégration de Rhino/Grasshopper via Rhino.Inside.
- Ces outils permettent de générer des formes complexes de manière algorithmique, mais en créant de véritables objets BIM (murs, poutres, panneaux) avec des données, des épaisseurs et des contraintes.
- Chaque panneau d’une façade à double courbure peut être généré comme un objet unique, numéroté, avec ses propres dimensions pour la fabrication, et sa position exacte pour le montage.
- Tenter de gérer des milliers de panneaux uniques avec AutoCAD relève de la folie pure, menant inévitablement à des erreurs de fabrication et d’assemblage sur site.
Pour le relevé d’existant (as-built), l’approche 2D d’AutoCAD n’est-elle pas plus pragmatique que de créer un lourd modèle BIM dans Revit à partir d’un nuage de points ?
- C’est une vision à court terme qui confond efficacité immédiate et valeur à long terme.
- Utiliser AutoCAD pour un relevé d’existant, c’est archiver une photo floue là où Revit construit un jumeau numérique intelligent et exploitable. Certes, tracer des polylignes 2D sur un nuage de points dans AutoCAD est rapide.
- Mais quel est le livrable ? Un dessin « mort », un simple calque informatif.
- Vous ne pouvez effectuer aucune analyse.
- Si le projet consiste à ajouter une nouvelle mezzanine dans un bâtiment industriel, ce plan 2D ne vous dira pas si la structure existante peut supporter la charge.
- Avec Revit, le processus est plus exigeant : on modélise des objets (poteaux, poutres, dalles) qui s’ajustent au nuage de points.
- C’est plus long.
- Mais le résultat est un modèle structurel intelligent.
- On peut alors assigner des propriétés matériaux aux éléments existants (basées sur des sondages), puis exporter ce modèle vers un logiciel de calcul de structure gratuit pour simuler l’impact de la nouvelle mezzanine.
- Le modèle BIM devient un actif pour toute la durée de vie du bâtiment, utilisable pour la maintenance, les futures transformations, et la gestion des espaces.
- Le dessin AutoCAD, lui, sera obsolète dès la première modification.
Comment le concept de « Level of Development » (LOD) dans un workflow BIM/Revit prévient-il la surcharge de données, un problème inexistant dans la simplicité d’AutoCAD ?
- Comparer la simplicité d’AutoCAD à la gestion par LOD dans Revit, c’est comme comparer le silence d’une pièce vide au discours structuré d’un orateur.
- La « simplicité » d’AutoCAD est en réalité un vide informationnel, tandis que le LOD est la grammaire qui rend l’information utile et pertinente. Le LOD (Niveau de Développement) est un protocole qui définit le degré de précision géométrique et d’information d’un objet BIM à chaque phase du projet.
- Au stade esquisse (LOD 100), une poutre est un simple volume symbolique.
- En phase PRO/DCE (LOD 300/350), sa géométrie est précise et elle contient les informations essentielles (matériau, section).
- En phase EXE (LOD 400), on y ajoute le modèle de ferraillage détaillé.
- Cette approche progressive garantit que les modèles restent légers et maniables en début de projet, et que l’effort de modélisation est toujours aligné sur les besoins réels de la phase en cours.
- AutoCAD n’a aucun concept équivalent.
- Un plan est un plan.
- Le risque n’est pas la surcharge de données, mais le manque critique de données et l’ambiguïté.
- Un plan de coffrage AutoCAD ne dit rien sur le ferraillage, qui se trouve sur un autre plan, créant un risque de désynchronisation.
- Dans un modèle Revit bien géré, le ferraillage (LOD 400) est contenu *dans* la poutre (LOD 350), garantissant une cohérence absolue.
Comment Revit gère-t-il l’analyse de comportements non-linéaires (fissuration, plasticité) sous séisme (Eurocode 8) par rapport aux logiciels FEA dédiés qui importent un simple DXF ?
- Cette question repose sur une méprise fondamentale du rôle de chaque outil.
- Revit n’est pas un solveur par éléments finis ; c’est une plateforme de création de modèles analytiques propres et cohérents, ce qui est le prérequis absolu à toute analyse fiable. La pire erreur qu’un Ingénieur en Structure puisse faire est d’importer un fichier DXF « sale » depuis AutoCAD dans un logiciel FEA comme SAP2000 ou ETABS.
- Le DXF est une soupe de lignes qui ne garantit aucune connectivité nodale.
- L’ingénieur passe alors des heures, voire des jours, à nettoyer le modèle, à connecter les nœuds, à supprimer les doublons, avec un risque d’erreur colossal.
- Le workflow moderne est radicalement différent : on modélise la structure dans Revit, qui génère automatiquement un modèle analytique (un squelette filaire où les poutres sont des barres et les dalles des coques, parfaitement connectés aux nœuds).
- Ce modèle analytique, propre et coordonné, est ensuite exporté vers un outil spécialisé comme Formation Robot Structural Analysis Gratuit: Calcul de Structure (Gratuit) (Guide 2026).
- C’est dans Robot que l’on définit les charnières plastiques, les lois de comportement non-linéaires des matériaux et que l’on lance l’analyse sismique temporelle ou poussée.
- Revit fournit la géométrie parfaite ; le solveur FEA fournit la puissance de calcul.
- C’est une chaîne d’outils spécialisés, pas un outil unique qui fait tout mal.
Avec la montée du design génératif, comment Dynamo pour Revit se compare-t-il à AutoLISP pour l’optimisation de structures ?
- Comparer Dynamo à AutoLISP, c’est comparer un supercalculateur explorant des milliers d’univers parallèles à une calculatrice programmable.
- L’un est un outil d’exploration et d’optimisation multi-objectifs, l’autre est un outil d’automatisation de tâches répétitives. AutoLISP (et ses successeurs comme Python pour AutoCAD) est puissant pour automatiser le dessin.
- Par exemple, vous pouvez écrire un script qui dessine une ferme de treillis en fonction de la portée et de la hauteur.
- Mais c’est vous, l’ingénieur, qui avez défini la topologie de la ferme.
- Le script ne fait qu’exécuter une tâche de dessin.
- Le design génératif via Dynamo pour Revit opère à un niveau conceptuel infiniment supérieur.
- L’ingénieur ne dessine pas la solution ; il définit les objectifs (ex: minimiser le poids de l’acier, maximiser l’éclairage naturel, minimiser le coût total) et les contraintes (ex: hauteur maximale, portée minimale, zones d’exclusion).
- L’algorithme (par exemple, un algorithme génétique) va alors générer des milliers de solutions de conception valides, en faisant varier les paramètres (position des poteaux, forme de la toiture, etc.), et les classer en fonction des objectifs.
- L’ingénieur peut alors explorer ces options, visualiser les compromis et choisir la solution la plus pertinente.
- AutoLISP vous aide à dessiner plus vite ce que vous avez déjà décidé.
- Dynamo vous aide à découvrir des solutions que vous n’auriez jamais imaginées.
📥 Ressources : Comparatif AutoCAD vs Revit

Abderrahim El Kouriani supervise personnellement la ligne éditoriale, veillant à ce que le contenu reflète les dernières innovations technologiques (modélisation des données du bâtiment, RE2020) et les réalités des marchés marocain et international. Sa connaissance approfondie des enjeux du secteur lui permet d’anticiper les besoins des étudiants, des ingénieurs et des professionnels.
